Les triglycérides sont les graisses de réserve qui circulent dans le sang. Ils sont considérés comme normaux sous 1,50 g/L (1,7 mmol/L) à jeun. Une hausse modérée est très souvent liée à l'alimentation (sucres, alcool), au surpoids ou à un diabète ; elle s'améliore nettement avec l'hygiène de vie. Au-delà de 5 g/L, le risque de pancréatite justifie un avis rapide.
| Catégorie | Valeur de référence |
|---|---|
| Normale | moins de 1,50 (moins de 1,7) g/L (mmol/L), à jeun |
| Modérément élevée | 1,50–4,99 (1,7–5,6) g/L (mmol/L), à jeun |
| Très élevée, risque de pancréatite | 5 et plus (5,7 et plus) g/L (mmol/L), à jeun |
| Sévère | plus de 10 (plus de 11) g/L (mmol/L), à jeun |
Conversion : g/L × 1,14 = mmol/L ; mmol/L × 0,875 = g/L. Les valeurs non à jeun sont plus élevées. Référez-vous aux valeurs de référence de votre compte rendu.
Après un repas, surtout s'il est gras, sucré ou arrosé, les triglycérides montent pendant plusieurs heures. Le bilan lipidique (EAL) se fait donc souvent après 12 heures de jeûne, et l'alcool est à éviter dans les 48 heures qui précèdent. Un résultat élevé après un repas de fête ou un apéritif la veille doit être recontrôlé dans de bonnes conditions avant toute conclusion.
Si vous avez une maladie qui rend le jeûne difficile, ou si vous êtes diabétique, demandez au médecin comment organiser la prise de sang.
Souvent, plusieurs causes s'additionnent : une personne en surpoids qui boit régulièrement de l'alcool et grignote sucré peut voir ses triglycérides baisser de moitié en corrigeant un seul de ces facteurs.
Des triglycérides modérément élevés ne donnent aucun symptôme. Ils s'associent souvent à un HDL bas, un tour de taille élevé et une glycémie limite : c'est le profil du syndrome métabolique, qui augmente le risque cardiovasculaire et de diabète. Les triglycérides élevés favorisent aussi le foie gras (stéatose), visible parfois par des gamma GT ou des ALAT un peu élevées.
La fatigue ou les vertiges sont souvent attribués aux triglycérides sans lien direct. Seules les valeurs très élevées (plus de 10 g/L) peuvent provoquer des douleurs abdominales par pancréatite, ou de petits dépôts jaunâtres sur la peau.
Sur la plupart des comptes rendus, le LDL-cholestérol est calculé avec une formule qui utilise les triglycérides. Quand ceux-ci dépassent environ 3,4 g/L, le calcul devient faux : le laboratoire dose alors le LDL directement ou indique « LDL non calculable ». C'est une raison supplémentaire de faire la prise de sang à jeun.
Certains laboratoires indiquent aussi le « cholestérol non-HDL », plus fiable dans ce cas que le LDL calculé.
Les triglycérides réagissent vite et fortement à l'hygiène de vie : réduire ou arrêter l'alcool, limiter les sucres rapides et les boissons sucrées, privilégier les poissons gras, bouger régulièrement et perdre quelques kilos en cas de surpoids. Une baisse de 20 à 50 % en quelques semaines n'est pas rare. Si les valeurs restent très élevées, ou en cas de diabète ou de risque cardiovasculaire élevé, le médecin peut discuter d'un traitement.
Des triglycérides modérément élevés se discutent avec votre médecin traitant. Consultez sans attendre, ou appelez le 15 ou le 112 (144 en Suisse), si :
Rédigé à partir des informations publiques de :
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App StoreGoogle PlayVersion webMoins de 1,50 g/L (1,7 mmol/L) à jeun.
Surtout l'alcool, les sucres rapides, le surpoids, la sédentarité et le diabète ; parfois des médicaments, l'hypothyroïdie ou des facteurs génétiques.
Oui, nettement chez beaucoup de personnes, même à doses modérées. Réduire l'alcool est l'une des mesures les plus efficaces.
Non dans la plupart des cas. Seules des valeurs très élevées peuvent provoquer une pancréatite, avec une douleur abdominale intense.
Au-delà de 5 g/L, le risque de pancréatite augmente ; au-delà de 10 g/L, il est important et l'avis médical doit être rapide.
Ce contenu est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire et de la méthode : fie-toi à l'intervalle indiqué sur ton propre compte rendu. L'interprétation finale revient au médecin.