Une glycémie à jeun est normale entre 0,70 et 1,10 g/L (3,9 à 6,1 mmol/L). Entre 1,10 et 1,25 g/L, on parle d'hyperglycémie modérée à jeun, souvent appelée prédiabète. À partir de 1,26 g/L (7,0 mmol/L), contrôlée à deux reprises, le diagnostic de diabète est posé. Un seul résultat limite se recontrôle toujours.
| Catégorie | Valeur de référence |
|---|---|
| Normale | 0,70–1,10 (3,9–6,1) g/L (mmol/L) |
| Hyperglycémie modérée à jeun | 1,10–1,25 (6,1–6,9) g/L (mmol/L) |
| Diabète (deux contrôles) | 1,26 et plus (7,0 et plus) g/L (mmol/L) |
| Hypoglycémie | moins de 0,70 (moins de 3,9) g/L (mmol/L) |
Conversion : g/L × 5,55 = mmol/L ; mmol/L ÷ 5,55 = g/L (ou × 18 pour les mg/dL). L'Association américaine du diabète place la limite du prédiabète à 1,00 g/L. Référez-vous aux valeurs de référence de votre compte rendu.
« À jeun » signifie sans manger ni boire autre chose que de l'eau depuis au moins 8 heures, idéalement 10 à 12. Le café sucré, un jus ou un chewing-gum faussent le résultat. Un repas très copieux ou alcoolisé la veille, une mauvaise nuit, une infection, un stress important ou certains médicaments (corticoïdes notamment) peuvent faire monter la glycémie de façon passagère.
Beaucoup de comptes rendus français affichent la glycémie en g/L et en mmol/L ; les laboratoires suisses utilisent surtout les mmol/L.
Les lecteurs de glycémie au bout du doigt, vendus en pharmacie, donnent une indication utile mais moins précise : le diagnostic repose toujours sur une glycémie mesurée au laboratoire.
C'est une hyperglycémie modérée à jeun. Ce n'est pas un diabète, mais un signal : le risque d'en développer un dans les années qui viennent est plus élevé, de même que le risque cardiovasculaire. C'est aussi le moment où les changements d'habitudes ont le plus d'effet : activité physique régulière, perte de quelques kilos en cas de surpoids, moins de boissons sucrées et de produits ultra-transformés.
Le médecin complète souvent par une HbA1c (hémoglobine glyquée) et contrôle la glycémie une fois par an.
Une hyperglycémie modérée n'entraîne habituellement pas de symptômes : ne pas avoir soif ou ne pas être fatigué ne veut donc pas dire que le résultat est sans importance.
Le diagnostic de diabète repose, en France, sur une glycémie à jeun d'au moins 1,26 g/L à deux reprises, ou sur une glycémie à n'importe quel moment d'au moins 2 g/L avec des symptômes (soif intense, urines abondantes, amaigrissement). Un résultat isolé à 1,27 g/L n'est donc pas un diagnostic : il doit être confirmé.
Les seuils sont les mêmes à tout âge chez l'adulte : une glycémie à jeun de 1,15 g/L à 70 ans n'est pas « normale pour l'âge ». En revanche, les objectifs fixés par le médecin chez une personne âgée déjà diabétique sont souvent plus souples, pour éviter les hypoglycémies. Pendant la grossesse, les seuils sont plus bas : une glycémie à jeun de 0,92 g/L ou plus fait évoquer un diabète gestationnel.
Le dépistage est surtout recommandé chez les adultes de plus de 45 ans qui présentent au moins un des facteurs suivants, et se renouvelle tous les 1 à 3 ans selon le résultat :
Une glycémie un peu élevée se discute avec votre médecin traitant. Consultez rapidement, ou appelez le 15 ou le 112 (144 en Suisse), si :
Rédigé à partir des informations publiques de :
Pas besoin de déchiffrer les chiffres toi-même : prends le compte rendu en photo et l'app t'explique « Glycémie à jeun » et le reste en termes simples — ce qui est normal et ce qui mérite ton attention.
App StoreGoogle PlayVersion webEntre 0,70 et 1,10 g/L, soit 3,9 à 6,1 mmol/L.
C'est la limite haute de la normale. Entre 1,10 et 1,25 g/L, on parle d'hyperglycémie modérée à jeun : pas de diabète, mais un contrôle et une attention à l'hygiène de vie.
À partir de 1,26 g/L (7,0 mmol/L) à jeun, constatée à deux reprises.
Multipliez par 5,55. 1,00 g/L = 5,55 mmol/L ; 1,26 g/L = 7,0 mmol/L.
Non pour le diagnostic : les seuils sont les mêmes chez tous les adultes. Les objectifs de traitement peuvent être plus souples chez les personnes âgées diabétiques.
Ce contenu est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire et de la méthode : fie-toi à l'intervalle indiqué sur ton propre compte rendu. L'interprétation finale revient au médecin.