L'acide urique est un déchet issu de la dégradation des purines, présentes dans nos cellules et dans certains aliments. Il est dit élevé au-dessus d'environ 70 mg/L (420 µmol/L) chez l'homme et 60 mg/L (360 µmol/L) chez la femme. La plupart des personnes avec un acide urique élevé n'auront jamais de goutte ; c'est l'ensemble du contexte qui guide le médecin.
| Catégorie | Valeur de référence |
|---|---|
| Hommes | 35–70 environ (210–420) mg/L (µmol/L) |
| Femmes | 25–60 environ (150–360) mg/L (µmol/L) |
| Seuil de saturation (cristaux possibles) | au-delà de 68 environ (400) mg/L (µmol/L) |
Conversion : mg/L × 5,95 = µmol/L ; µmol/L ÷ 5,95 = mg/L (÷ 59,5 pour les mg/dL). Les normes varient selon les laboratoires : référez-vous aux valeurs de référence de votre compte rendu.
Au-delà d'environ 68 mg/L (400 µmol/L), l'acide urique peut former des cristaux dans les articulations. Ces cristaux provoquent la crise de goutte : une articulation, souvent le gros orteil, devient brutalement très douloureuse, rouge, chaude et gonflée, souvent la nuit.
Pourtant, une majorité de personnes avec une uricémie élevée ne fera jamais de crise. Une hyperuricémie sans symptôme n'est en général pas traitée par médicament ; le médecin s'intéresse plutôt aux causes et aux maladies associées (tension, rein, diabète, cholestérol). À l'inverse, pendant une crise de goutte, l'acide urique peut être normal : il faut alors le recontrôler à distance.
Un acide urique élevé ne provoque pas de symptômes par lui-même : ni fatigue, ni douleurs diffuses. Les symptômes possibles sont ceux de ses complications : crise de goutte, nodules sous la peau (tophus) après des années, ou calculs rénaux (coliques néphrétiques, sang dans les urines).
Il n'existe pas de lien démontré entre un acide urique élevé et une fatigue chronique ou des douleurs musculaires diffuses ; si ces symptômes vous gênent, une autre cause doit être recherchée avec le médecin.
Parlez-en à votre médecin, qui regardera aussi la créatinine, le DFG, la glycémie, le bilan lipidique et la tension. Les mesures utiles sont surtout d'hygiène de vie : réduire la bière, les alcools forts et les boissons sucrées, limiter les abats et la charcuterie, boire suffisamment d'eau, perdre du poids progressivement en cas de surpoids. Pour les personnes qui font des crises de goutte répétées, le médecin peut proposer un traitement de fond avec un objectif d'uricémie, souvent sous 60 mg/L (360 µmol/L).
Un acide urique élevé s'accompagne souvent d'autres anomalies : tension artérielle élevée, triglycérides élevés, glycémie limite, surpoids abdominal. C'est surtout pour cela que le médecin regarde le bilan dans son ensemble. Un acide urique élevé de façon durable favorise aussi les calculs rénaux d'acide urique, d'où l'intérêt de boire suffisamment, surtout par temps chaud.
Chez la femme, l'acide urique augmente souvent après la ménopause ; la goutte y devient alors plus fréquente qu'avant.
Consultez rapidement, ou appelez le 15 ou le 112 (144 en Suisse), si :
Rédigé à partir des informations publiques de :
Pas besoin de déchiffrer les chiffres toi-même : prends le compte rendu en photo et l'app t'explique « Acide urique élevé (uricémie) » et le reste en termes simples — ce qui est normal et ce qui mérite ton attention.
App StoreGoogle PlayVersion webEnviron 35 à 70 mg/L (210 à 420 µmol/L) chez l'homme et 25 à 60 mg/L (150 à 360 µmol/L) chez la femme, selon les laboratoires.
Non, pas par lui-même. Les symptômes viennent de ses complications : crise de goutte ou calculs rénaux.
Une association d'hérédité, d'alimentation (viandes, abats, bière, boissons sucrées), de surpoids et parfois d'une fonction rénale diminuée.
En général pas par médicament ; le médecin s'occupe surtout des causes et des facteurs de risque associés.
C'est souvent demandé, car un repas riche peut le faire monter ; suivez les indications de l'ordonnance.
Ce contenu est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire et de la méthode : fie-toi à l'intervalle indiqué sur ton propre compte rendu. L'interprétation finale revient au médecin.