La ferritine reflète les réserves de fer de l'organisme. Une ferritine basse, en général sous 15 à 30 µg/L selon les laboratoires, signifie que ces réserves sont épuisées : c'est le signe le plus fiable d'une carence en fer. Elle peut exister avec une hémoglobine encore normale (« carence sans anémie ») : l'anémie apparaît ensuite si la cause persiste.
| Catégorie | Valeur de référence |
|---|---|
| Femmes | 15–150 environ µg/L (= ng/mL) |
| Hommes | 30–400 environ µg/L (= ng/mL) |
| Carence en fer probable | moins de 15–30 µg/L (= ng/mL) |
| Avec inflammation (CRP élevée) | carence possible jusqu'à 70–100 µg/L (= ng/mL) |
µg/L et ng/mL sont équivalents. Les limites varient beaucoup selon les laboratoires : référez-vous aux valeurs de référence de votre compte rendu.
Le fer sérique varie d'heure en heure et selon les repas ; la ferritine, elle, est stable et reflète le stock. La Haute Autorité de Santé recommande donc de doser en première intention la ferritine seule pour rechercher une carence en fer.
Un piège : la ferritine augmente avec l'inflammation, une maladie du foie ou l'alcool. Une ferritine « normale » à 60 µg/L avec une CRP élevée peut masquer une carence. Le médecin s'aide alors du coefficient de saturation de la transferrine (CST).
C'est une situation fréquente, surtout chez les femmes qui ont des règles abondantes, les femmes enceintes, les adolescents en croissance et les sportifs d'endurance. L'hémoglobine reste normale parce que l'organisme puise d'abord dans ses réserves.
Même sans anémie, une ferritine basse peut s'accompagner de fatigue, d'une baisse de forme à l'effort, de cheveux qui tombent, d'ongles cassants ou d'un syndrome des jambes sans repos. Elle se discute avec le médecin, car elle annonce souvent une anémie à venir si la cause n'est pas traitée.
Pour reconstituer des réserves vides, il faut en général plusieurs mois ; la fatigue s'améliore souvent avant que la ferritine ne se normalise complètement.
Chez l'homme et chez la femme ménopausée, il n'y a pas de pertes naturelles de fer. Une ferritine basse fait alors rechercher une cause digestive (saignement, mauvaise absorption) : le médecin peut proposer des examens comme une fibroscopie ou une coloscopie, même en l'absence de symptômes.
Les besoins en fer augmentent fortement pendant la grossesse, surtout aux 2e et 3e trimestres. Une ferritine basse est donc fréquente, et l'hémoglobine baisse aussi naturellement par dilution du sang. La sage-femme ou le médecin surveille ces deux valeurs et décide d'un éventuel apport de fer : une carence non corrigée augmente la fatigue et le risque d'anémie après l'accouchement.
Le médecin cherche la cause et décide de la façon de reconstituer les réserves. Une alimentation riche en fer (viande rouge, boudin, poissons, légumineuses) aide, mais suffit rarement à corriger une vraie carence. Les compléments en fer se prennent sur avis médical : ils ne conviennent pas à tout le monde et un excès est toxique. Un contrôle de la ferritine se fait en général après quelques mois.
Consultez sans attendre, ou appelez le 15 ou le 112 (144 en Suisse), si une ferritine basse s'accompagne de :
Rédigé à partir des informations publiques de :
Pas besoin de déchiffrer les chiffres toi-même : prends le compte rendu en photo et l'app t'explique « Ferritine basse » et le reste en termes simples — ce qui est normal et ce qui mérite ton attention.
App StoreGoogle PlayVersion webEn général sous 15 à 30 µg/L selon les laboratoires. Avec une inflammation, une carence est possible même au-dessus.
Oui, c'est fréquent : les réserves s'épuisent avant que l'hémoglobine ne baisse.
Fatigue, essoufflement à l'effort, chute de cheveux, ongles cassants, jambes sans repos. Certaines personnes n'ont aucun symptôme.
Chez la femme, le plus souvent à cause de règles abondantes ou d'une grossesse ; chez l'homme et après la ménopause, on recherche une cause digestive.
Rarement, mais chez l'homme et après 50 ans, une carence en fer inexpliquée fait rechercher un saignement digestif, dont certaines tumeurs du côlon.
Ce contenu est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire et de la méthode : fie-toi à l'intervalle indiqué sur ton propre compte rendu. L'interprétation finale revient au médecin.